Focus sur Angeline, monitrice Vozama
25 janvier 2010 à 10:39 par admin dans Tags: monitrice vozama - Blog Vozama
Connaissant votre attachement au Vozama, nous voudrions vous le faire découvrir davantage de l’intérieur. Pour cela, nous avons pensé à vous présenter régulièrement la journée type d’un membre de l’équipe. Qu’il soit moniteur, inspecteur, formateur, pépiniériste, mécanicien, statisticien, ou encore comptable, chaque salarié apporte sa contribution indispensable, au travers de son travail, à la mission générale du Vozama.
Nous voudrions commencer ces témoignages par l’un de ceux qui sont au plus près des élèves, c’est-à-dire un moniteur.
« Je m’appelle Angeline Aljaona Rasonambininantenaina. Je travaille au VOZAMA depuis 2005. En début d’année scolaire, le nombre d’inscription était tel (64 demandes) que le Vozama a du créer deux autres postes. En ce qui me concerne, je m’occupe de 2 postes réunis dans les mêmes locaux : Antanifotsy I et II. »
Contrairement à la majorité des moniteurs, Angeline s’occupe de 2 postes, ce qui signifie qu’elle travaille le matin et l’après midi. Pour le poste Antanifotsy 1, la classe a lieu de 8h à 11. Pour le poste Antanifotsy 2, de 13h à 16 heure.
« Comme pour beaucoup d’habitants de la brousse, ma journée débute à 4h. Avant d’aller en classe, pendant la cuisson du petit déjeuner (riz ou manioc), je nettoie le clapier des 9 lapins de la famille. Le repas fini, je vais au jardin pour planter les brèdes.
Je donne des cours aux enfants les lundi, mardi, mercredi et vendredi. Le jeudi, c’est le jour du marché, et les enfants n’ont pas de cours. J’en profite donc pour préparer mes cours de la semaine suivante. Tous les soirs après la classe, je travaille au champ de pommes de terre ou de manioc. Je m’occupe également de mes 6 enfants.
J’aime beaucoup mon métier car je suis très touchée que les pauvres puissent avoir accès à l’apprentissage de la lecture. J’ai également un rôle d’animation auprès des parents afin de les motiver à laisser leurs enfants aller au Vozama. A notre époque, je trouve honteux de rester illettré.
Alors, depuis que le poste Vozama existe, la vie du village se développe. Les habitants s’intéressent aux réunions, aiment participer aux tâches communes, surtout quand c’est pour le bien des enfants. »
Propos recueillis par Emeric Giron, volontaire Fidesco détaché auprès de Vozama
