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Vozama : sauvons les enfants malgaches !

Actualité Générale - 15/04/2014

Dossier : les monitrices, coeur du développement

  • Une monitrice avec Frère Claude

"Ny hazo no vanon-ko lakana ny tany naniriany no tsara".Si l’arbre est bon pour en faire une pirogue, c’est qu’était bonne la terre où il a poussé.(Proverbe malgache)


Ce dicton illustre bien le rôle des monitrices au sein du village. Elles qui préparent le terreau où lèveront les jeunes pousses qui, avec le temps, deviendront ces arbres de qualité dont on fait les pirogues. Les jeunes pousses, tous ces enfants issus du préscolaire et appelés à devenir, un jour, des citoyens à part entière.
Maîtresse d’école, la monitrice est aussi une animatrice aux multiples compétences. Maillon essentiel au développement de son village, elle est l’intermédiaire privilégié entre les parents, Vozama et les enfants.
La monitrice s’adresse à des enfants de 5 à 8 ans et fonde sa pédagogie sur un manuel élaboré à Madagascar pour les besoins de Vozama. La monitrice ayant souvent elle-même un niveau scolaire modeste, la qualité de son enseignement est enrichie grâce à une formation pédagogique régulière.
La monitrice fait aussi office de « parent en second » pour les élèves. Elle leur apprend la propreté, en leur expliquant la nécessité d’une bonne hygiène corporelle : lavage des mains, brossage des dents, port de vêtements propres. Un geste qui semble aller de soi en Occident… mais c’est loin d’être le cas dans les zones rurales à Madagascar.

C’est à cause de l’éloignement géographique des écoles primaires que les parents résidant dans les zones enclavées sont incités à créer un poste Vozama, en mettant à disposition une salle de classe et une monitrice. Choisie et jugée par eux capable d’apporter un changement au village, en enseignant aux enfants à lire, à écrire et à compter.
Actuellement, les 700 postes d’alphabétisation préscolaire comptent 575 monitrices (510 femmes et… 65 hommes) (1). Leur statut personnel est aménagé pour faciliter la mise en œuvre d’un enseignement de qualité. Elles bénéficient en effet d’une indemnité de fonction et d’une formation continue à raison de 72 heures de formation par an, en sessions pédagogiques mensuelles de 6h. A cet effet, elles se rendent dans l’un des 24 lieux de regroupement, selon leur secteur d’affectation. Chaque année scolaire, 288 sessions mensuelles sont organisées, soit 1 728 heures de formation.
Elles répercutent ensuite les formations dans les postes d’alphabétisation où elles s’activent 12h par semaine.
Vozama a décidé de renforcer la formation  des monitrices, grâce à une « Session spéciale ». Elles y sont appelées à prendre plus encore conscience de leur rôle particulier, et encouragées à être plus présentes, socialement et économiquement au sein de leur village. Par exemple en les initiant et en les incitant à promouvoir de nouvelles techniques d’élevage et d’agriculture, ou d’intensification du reboisement. Et tout autant à relayer un message global de maintien d’un environnement de qualité, du comportement hygiénique en famille à l’entretien des vêtements, de la maison et… de ce qu’il y a autour !
En quelque sorte, proposer et pérenniser un modèle comportemental par l’exemple quotidien.

La monitrice fait office de "parent en second" pour les élèves

La monitrice s’adresse à des enfants de 5 à 8 ans et fonde sa pédagogie sur un manuel élaboré à Madagascar pour les besoins de Vozama, spécifiquement orienté vers l’apprentissage de l’écriture, de la lecture et du calcul.
La monitrice ayant souvent elle-même un niveau scolaire modeste, la qualité de son enseignement est enrichie grâce à une formation pédagogique régulière.
Elle fait aussi office de « parent en second» pour les élèves. Elle leur apprend la propreté, en leur expliquant la nécessité d’une bonne hygiène corporelle : lavage des mains, brossage des dents, port de vêtements propres. Un geste qui semble aller de soi en Occident… mais c’est loin d’être le cas dans les zones rurales à Madagascar.
Par ailleurs, intermédiaire entre les élèves et Vozama, elle s’assure de la régularisation des actes de naissance, documents qui ouvrent droit aux enfants devenus majeurs à la citoyenneté pleine et entière. Enfin, elle a une fonction essentielle d’alerte pour signaler à Vozama les pathologies graves qu’elle a pu pressentir ou déceler chez les enfants.

Participant activement aux réunions de formations parentales, elle incite les adultes à devenir davantage responsables de l’éducation de leurs enfants par des exemples très concrets pour pallier progressivement les effets de la pauvreté. Elle les invite notamment à appliquer les formations techniques Vozama au travers de microréalisations, d’activités génératrices de revenus. Ou encore en favorisant la mise en place de cantines et d’activités bénéfiques à toute la famille et au village.

Symbole d'émancipation féminine

Actives et indépendantes financièrement, les monitrices représentent l’émancipation de la femme dans les zones rurales. Grâce à Vozama, elles sont devenues des personnes de référence dans leur village, parce que dotées de connaissances et de la capacité de les transmettre, et porteuses de savoir-faire et de savoir-être.
Enseignantes, elles apprennent, elles aussi, en permanence. C’est d’abord grâce à elles, à leur engagement, que réussit notre pari : Un enfant à l’école, un village qui décolle.

Adoptez une école… et le village décolle ! Pour toute question contactez-nous au 09 67 35 35 65 / 06 66 03 38 57 ou contactez-nous par mail : contact@vozama.org
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