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Vozama : sauvons les enfants malgaches !

Actualité Générale - 16/04/2015

Portrait de Jacques Utter, trésorier de France Vozama

Tout jeune Gadz'Arts à la retraite, c’est un peu par hasard que l’ingénieur des Arts et Métiers Jacqui Utter est tombé sous le charme de Vozama, à l’occasion d’une visite à Fianarantsoa. « Peu de gens résistent à la force de conviction de Frère Claude : à évoquer devant lui ce qu’on pense pouvoir offrir…on se piège tout seul. Et une fois à Mada - un pays magnifique - on reste, au contact d’une population attachante qui sourit toujours au cœur des pires difficultés. On a tôt fait de se laisser envahir par l’envie de tout faire en même temps, parce que les problèmes se bousculent, eux aussi présents simultanément… et sont interactifs. Pour ne pas crouler dessous, tout aussi vite on apprend à s’attaquer modestement à ce qu’on pense savoir faire le mieux.
Jusqu’à découvrir en chemin qu’il y a quantité d’autres choses qu’on peut intuitivement créer, impulser et mettre en oeuvre quand le besoin, voire l’urgence sont là. Et qu’on compte sur vous… parce que vous êtes là, tout simplement.
Une fois les outils en mains, on partage le travail avec de vrais bosseurs : j’ai le souvenir d’une cinquantaine de Malgaches équipés uniquement de pelles et de seaux, foulant le ciment pieds nus, 26 heures d’affilée, pour mélanger à la main 100 tonnes de béton et couler une dalle à l’étage de l’immeuble Vozama en construction.
Et on découvre des réalités signifiantes : l’électricien qui pose une conduite n’a pas forcément du courant à la maison, ni le plombier un robinet chez lui. Et que tout chantier mené à bien doit systématiquement inclure un service après-vente : une adduction d’eau dont personne n’est chargé de nettoyer les filtres ne dure pas longtemps. Leçon aussi que de découvrir un rapport au temps différent : quand on a faim, seul compte le repas du jour et demain on verra.
Ce qui conditionne le rapport au travail et cantonne la capacité d’initiative. Car lorsqu’on ne possède rien, on peine à se sentir responsable de ce dont soudain on est dépositaire.
Leçon également de voir que l’accès à la santé se monnaie, comme tout le reste dans ce pays. Ou encore que des milliers d’enfants n’ont aucune existence légale faute d’être inscrits à l’Etat-civil. Du coup on donne ce qu’on sait faire le mieux, pas à pas, au jour le jour, pour faire éclore des projets simples dans un pays où tout est compliqué. Et se réjouir, avec nos amis malgaches, à chaque nouvelle réussite : je souhaite ce bonheur-là à tout le monde ».

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